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L’agence française de sécurité sanitaire recommande de réduire l’exposition du public aux ondes électromagnétiques, dont celles du téléphone portable. Mais juge que les preuves de dangerosité sont encore insuffisantes.

Près de six mois après la clôture du Grenelle des antennes, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement (Afsset) a livré jeudi des conclusions sur la dangerosité des ondes électromagnétiques. Des conclusions livrées après la publication des résultats d’une expertise collective importante sur les effets biologiques et sanitaires en particulier de la téléphonie mobile, mais aussi de l’ensemble des ondes de radiofréquences.

Sur quoi portait cette étude ?

Cette étude était très ambitieuse. Un comité d’experts spécialisés, missionné par l’Afsset, a examiné quelque 3.500 écrits scientifiques consacrés aux ondes électromagnétiques rédigés ces dernières années dans le monde, dont 1.000 de manière « approfondie », afin de faire le tri entre des conclusions souvent contradictoires. Les experts ont également mesuré directement plusieurs émissions d’antennes, tandis que cinq associations mobilisées sur ce sujet ont été entendues. C’est à partir de ce rapport de 500 pages que l’Afsset s’est forgé un avis.

Les antennes-relais et les mobiles sont-ils dangereux pour la santé ?

Alors que le rapport se veut plutôt rassurant -les experts soulignent notamment que la baisse du niveau d’émission des antennes-relais n’est pas justifiée - la rhétorique de l’Afsset est particulièrement subtile et prudente. « Le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis », écrit l’Agence. Toutefois, « ils constituent des signaux indéniables, [car] des interrogations subsistent en particulier pour les risques à long terme ». Autrement dit, à l’issue de cette analyse, il n’y a pas de danger clairement prouvé actuellement. Mais il est imprudent de prétendre qu’il n’en existe aucun.

Dans le détail, les experts ont évalué 182 études biologiques menées sur les animaux. Ils ont ensuite écarté celles dont la méthodologie n’était pas jugée fiable. Résultat, ils ont admis neuf études montrant que les radiofréquences avaient des effets. Et 69 études, jugées tout aussi recevables, établissant que les ondes n’ont pas de conséquence. De même, deux études montrant un effet sur le débit sanguin cérébral chez l’homme ont été admises. Auxquelles peuvent être opposées 17 études ne trouvant pas d’effet.

Quelles sont les recommandations de l’Afsset ?

Prenant appui sur ces études jugées recevables, l’Agence a émis une série de recommandations sur les téléphones mobiles, les antennes-relais et sur le cas des personnes hypersensibles, qui doivent être mieux accompagnées. Le principe de base est le suivant : une réduction de l’exposition aux ondes « doit être envisagée », dans la mesure du possible, en tenant compte des avancées technologiques et des coûts économiques acceptables.

Cela signifie que l’Afsset n’appelle en aucun cas à l’abaissement massif et uniforme du seuil d’émission des antennes-relais, pourtant demandé par plusieurs associations. Au contraire, elle « recommande de peser avec soin les conséquences d’une telle réduction, notamment en termes de multiplication du nombre des antennes ».

Pour l’heure, l’Afsset conseille simplement de privilégier les téléphones portables dont les niveaux d’émission sont les plus faibles, d’abaisser les niveaux d’exposition dans les zones les plus denses, de mutualiser des émetteurs ou d’user modérément des technologies sans-fil. Pour cela, elle livre également des conseils plus concrets, comme l’ajout d’un bouton pour désactiver le WiFi sur les « box » Internet.

Comment ont réagi les associations ?

Le seul fait d’admettre qu’il existe un risque constitue déjà une petite victoire pour les associations. « Pour la première fois, en France, nous avons un avis qui prouve qu’il existe des études sérieuses qui donnent des signaux d’alerte », a commenté José Cambou, spécialiste de la question chez France nature environnement. Cet avis « rompt avec l’unanimité de façade scientifique qui a prévalu jusqu’à présent » puisqu’il « ose reconnaître une incertitude en matière de téléphonie mobile », se sont félicités Agir pour l’environnement et le Priartem.

Selon l’Afsset, les études établissant un risque, même moins nombreuses, sont en effet significatives. « La science, ce n’est jamais au poids », a souligné son directeur général, Martin Guespereau. « N’attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions », a-t-il lancé.

Ce rapport clôt-il le débat ?

Pas du tout. D’une part, les associations regrettent tout de même que les recommandations ne tiennent pas assez compte des incertitudes exposées dans le rapport, et vont continuer à faire pression pour un abaissement des seuils. Plusieurs villes se sont portées candidates pour un test grandeur nature. D’autre part, l’Afsset, pointant de « nombreuses lacunes méthodologiques », appelle elle-même à la réalisation d’autres enquêtes, notamment épidémiologiques, qui permettront d’affiner les connaissances sur le sujet. La plus grande étude de cas, l’étude Interphone, promise de longue date, est attendue dans les prochaines semaines. Le débat est donc loin d’être tranché.

le 15 octobre 2009